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Florence vue de la Piazzale Michelangelo
Nef centrale de la basilique San Lorenzo
Eglise des Médicis, construite par Brunelleschi. Abrite les tombeaux de plusieurs Médicis, dont Cosme l'Ancien et Laurent le Magnifique.
David, de Donatello (~1440)
au Musée du Bargello
Grotte Chauvet 2, Panneau des chevaux
Ile de Gozo - Archipel de Malte
Baie de Ramla vue de la grotte Mixta (la grotte où Calypso retint Ulysse pendant 7 ans est censée être du côté opposé de la plage)
Bastide de Montpazier
Sud du Périgord Noir entre Bergerac et Sarlat
Cloître du Cadouin
Cadouin, Périgord Noir
Carnaval de Venise 2019
Rapt de Proserpine
Rome - Galerie Borghese - Gian Lorenzo Bernini - 1621-1622
Périgord noir : Survol de Castelnaud
Vol en montgolfière au-dessus de la Dordogne - juillet 2021
Cabanes du Breuil
Saint-André d'Allas, Périgord Noir
Cloître de l'Abbaye de Fontfroide
Ancienne abbaye cistercienne de l'Aude, aujourd'hui propriété privée, lieu de spectacles, concerts et réunions
Mesquita de Cordoue
Grotte de Cussac, « le Lascaux de la gravure » env. 30000 ans avant le présent
Au Buison de Cadouin, dans le Périgord, sur la rive gauche de la Dordogne

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Mis à jour : 15 mai 2026

Les faits relatés dans ce film sont authentiques, et les détails sont très près de la réalité historique. Le pape Pie IX a été le dernier pape-souverain des États Pontificaux avant que l'Italie déjà unifiée au nord et au sud n'envoie ses troupes sur Rome pour en faire sa capitale. Jusqu'à nos jours, ce pape a eu le plus long mandat pontifical (près de 32 ans) de l'histoire de l'Église catholique. Concernant la politique publique de son état, il a été moderniste au début de son pontificat, installant notamment le chemin de fer et l'éclairage public et instaurant la liberté de la presse. Par contre, dès 1848, alors que des révoltes se développent un peu partout en Europe, notamment en France et dans le nord de l'Italie et que se crée l'éphémère république romaine de Garibaldi, ses penchants réactionnaires vont s'affirmer de plus en plus, jusqu'à devenir le pape le plus exécrable et honni de l'histoire moderne, battant même Pie XII dans la hiérarchie des pontifes les plus vils.

L'enlèvement par le pape d'un enfant juif, parce que baptisé par une servante, à l'insu de ses parents, pour en faire un parfait petit chrétien, n'était pas un cas unique. De pareils faits ont eu lieu sous les papes précédents. Mais cette atrocité a ici pris une dimension politique sans précédent, dans le contexte politique italien et européen. L'événement a été très médiatisé et a révolté non seulement les mouvements les plus progressistes, mais aussi les milieux catholiques eux-mêmes. Les côtés réactionnaires de ce pape n'ont cessé de s'exarcerber. Sa haîne des juifs, des francs-maçons, du socialisme naissant n'ont certainement pas été sans influence sur les esprits des peuples européens qui se sont enfoncés dans toute la première moitié du vingtième siècle dans les plus hideuses des actions antisémites, de l'affaire Dreyfus au nazisme, en passant par les nombreux pogroms.

Certes ce n'était pas nouveau. Cela fait deux mille ans que les chétiens ont massacré autour d'eux tous ceux qui n'acceptaient pas leurs balivernes, et en particulier les juifs, jugés responsables de l'exécution d'un prédicateur juif lui-aussi, qu'aucune source historique digne de ce nom ne rapporte, mais un opportuniste du nom de Saul de Tarse en a fait une espèce d'homme-dieu, et s'en sont suivis des écrits de sa part et de quelques autres illuminés, n'ayant d'ailleurs pas peur de se contredire l'un l'autre. Cet épisode serait d'ailleurs resté purement anecdotique si l'empereur Constantin n'avait pas jugé opportun, trois siècles plus tard, de l'ériger en religion d'état, monothéiste (malgré, curieusement, la présence d'un trio de dieux) comme élément fédérateur de son empire de plus en plus menacé d'effritement, les Romains ayant toujours fait preuve d'une religiosité marquée, bien plus que les Grecs dont leur civilisation est pourtant issue.

Pour en revenir à ce funeste Pie IX, c'est lui qui a inventé le dogme de l'Immaculée Conception (qui contrairement à ce que beaucoup pensent, n'est pas le fait que la mère de JC l'eût enfanté tout en restant vierge - ça, c'est une autre histoire - mais le fait qu'elle soit elle même née de sa mère Anne, dépourvue du péché originel qu'Adam et Ève ont transmis à tous les hommes, et qu'on ne peut laver qu'avec quelques gouttes d'eau, tout en prononçant une formule magique). Des années plus tard, alors que le territoire sur lequel il régnait, de Terracina à Bologne, en passant par Rome et Ancone, était sur le point d'être assimilé à l'Italie qui fera de Rome sa capitale, il s'empressa de réunir le concile de Vatican I, où il fit approuver le nouveau dogme de l'Infaillibilité Pontificale, autre cornichonerie inventée de toute pièce, mais qui allait aussi faire bien des dégats sur les esprits par la suite. Le dogme étant approuvé, et devant l'avancée des troupes italiennes, le concile fit ajourné sine die, mais l'essentiel était acquis.

Au contexte historique entourant Pie IX et l'unification de l'Italie, il faut encore ajouter le rôle de la France du Second Empire. Napoléon III était favorable à l'unification des peuples, en Italie, mais aussi en Allemagne. Il aida donc Victor Emmanuel II de Piémont-Sardaigne et son ministre Cavour à conquérir la Lombardie-Vénétie occupée par les Autrichiens. En échange, et pour faire court, la France reçut du Royaume de Piémont-Sardaigne, le Duché de Savoie et le comté de Nice, par le traité de Turin de 1860 et après consultation populaire des habitants de ces teritoires, pour lesquels l'appartenance à la France était, pour le grand nombre, naturelle, ayant déjà été territoires français sous la Révolution et le Premier Empire.

Par contre Napoléon III s'opposait à l'annexion à l'Italie des États pontificaux. Des garnisons et des troupes françaises y furent placées pour en assurer la défense. Mais déjà l'épisode relaté dans ce film, datant de 1858 choqua jusqu'à l'opinion d'un grand nombre de catholiques français, Napoléon III retirant alors une partie conséquente de ses troupes. La défaite de Sedan lors de la guerre franco-prussienne de 1870 et la chute de l'Empire marqua la fin de la défense française des territoires pontificaux. Ceux-ci étant envahis, et l'Italie faisant de Rome sa capitale, le statut de la papauté resta flou pendant près de 60 ans, jusqu'aux accords du Latran, signés en 1929, dans l'Italie de Mussolini, donnant officiellement au pape la souveraineté de la Cié du Vatican. 

Malgré que ce pape Pie IX fut à mon sens le plus odieux de l'époque contemporaine, des appels à sa béatification furent lancés dès le début du XXe siècle. Mais il faudra attendre le 3 septembre 2000 pour qu'un autre pape, lui aussi passablement réactionnaire, finisse par prononcer sa béatification, en même temps que celle du progressiste Jean XXIII (celui de Vatican II, pas son homonyme pisan du début du XVe siècle, dont le tombeau sculpté par Donatello se trouve dans le baptistère de Santa Maria del Fiore à Florence). Ce geste fut d'ailleurs désapprouvé par beaucoup, ainsi qu'en témoigne par exemple cet article du Monde :

« Béatification de Pie IX et de Jean XXIII, deux papes que tout oppose
Jean Paul II devait béatifier, dimanche 3 septembre à Rome, deux de ses prédécesseurs, Pie IX, qui a régné sur l'Eglise de 1846 à 1878, et Jean XXIII, pape de 1958 à 1963. L'association de deux souverains pontifes que tout oppose suscite l'indignation de certains historiens et théologiens. Pie IX personnifie en effet une conception rétrograde du rôle papal et de la doctrine catholique, alors que Jean XXIII, initiateur du concile Vatican II, symbolise l'entrée de l'Eglise dans la modernité. Les opposants à ce rapprochement surprenant suspectent Jean Paul II d'avoir, en béatifiant Pie IX, voulu ménager les milieux traditionalistes, adversaires de toujours de l'oeuvre de Jean XXIII. En France et en Belgique circule une pétition, signée par Mgr Jacques Gaillot, dénonçant une décision qui « jette le discrédit sur l'Eglise ».

rapito

 

Pour avoir été baptisé à l’insu de ses parents, un petit garçon est arraché par l’Église catholique à sa famille juive. S’emparant d’une histoire vraie qui secoua l’Italie du XIXe siècle, Marco Bellocchio dénonce dans un drame bouleversant la violence de l’arbitraire religieux.

1852. Alors que s’allument les premiers feux de l’unification italienne, Bologne appartient encore aux États pontificaux – le pouvoir temporel y est exercé par l’Église, sous la souveraineté du pape Pie IX. Dans une maison du quartier juif de la ville, le petit Edgardo, l’un des huit enfants de la famille Mortara, est baptisé dans son berceau, en secret, par sa jeune nourrice catholique qui le croit à l’article de la mort. Apprenant les faits six ans plus tard, le tribunal du Saint-Office ordonne, par la voix du père inquisiteur monseigneur Feletti, d’enlever l’enfant à sa famille : désormais catholique, Edgardo a vocation à être élevé dans le giron de l’Église. Il est envoyé à Rome dans le collège de catéchumènes attaché au Saint-Siège, où il est patiemment converti sous l’œil de Pie IX lui-même, sans que ses parents ni la communauté juive ne parviennent à s’y opposer. Alors que l’affaire s’ébruite, soulevant l’indignation au-delà des frontières italiennes, et que la communauté catholique se déchire, le pape, intransigeant et voyant son pouvoir s’effriter, s’arc-boute sur les principes du droit canonique. Pendant ce temps, le garçon, bon élève, oublie peu à peu ses racines hébraïques…

(ARTE)


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Après ... 

Comme le montre la fin du film, Edgardo abandonne complètement la religion juive, ne voit pratiquement plus sa famille et devient prêtre sous le nom de Pio Maria Edgardo Mortara. Son père Salomone Mortara meurt précocement en 1871, victime de sa notoriété internationale, après avoir été la cible du parti clérical.  Sa mère le rencontre finalement en 1878, âgé de 27 ans, après plusieurs années d'attente. Il tente en vain de la convertir au catholicisme, elle et les membres de sa famille. Devenu chanoine du Latran, il est envoyé à partir de 1878 comme « missionnaire pontifical » en Europe, en Italie, dans de nombreuses villes de France, d'Espagne et d'Allemagne, toujours investi de la mission de convertir les Juifs au catholicisme. Mortara est un prédicateur hyperpolyglotte (italien, allemand, espagnol, basque, français, latin, grec, hébreu, anglais) et versé dans la culture biblique. Il prêche aussi à New York mais là, l'archevêque fait savoir au Saint-Siège en 1897 qu'il s'oppose aux tentatives de Mortara d'évangéliser les Juifs en terre américaine et que son prosélytisme met l'Église américaine dans l'embarras.

Il fut toujours reconnaissant à Pie IX pour l'éducation qu'il avait reçue. Ses écrits montrent qu'il n'a jamais compris l'enjeu dont il avait été l'objet dans son enfance, ni l'importance que son enlèvement avait revêtu dans l'histoire des idées politiques du xixe siècle.

En 1906, il se retire à l'abbaye du Bouhay, à Bressoux, près de Liège, où il meurt le 11 mars 1940, à l'âge de 88 ans.

 


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Mis à jour : 26 mai 2026

Opéra Garnier

 

L'opéra Garnier ou palais Garnier a fêté ses 150 ans en 2025. Pendant toute l'année 2025 et jusqu'en février 2026, spectacles, festivités, expositions se sont succédés pour commémorer l'événement.

Voulu par l'empereur Napoléon III, il a été inauguré sous la IIIe République, le 5 janvier 1875. Comme nous l'avons vu dans un article précédent, il est la treizième salle d'opéra de Paris, et l'avant dernière avant l'inauguration, en 1989, dans le cadre des fêtes du bicentenaire de la Révoliution, de l'opéra Bastille. Aujourd'hui, les deux théâtres sont regroupés au sein de la même institution publique, appelée Opéra de Paris. L'opéra Garnier constitue à coup sûr le joyau du Paris radicalement transformé sous Napoléon III sous la direction du préfet de Paris, Georges-Eugène Hausmann. Il a été localisé dans ce qui fut à l'époque le Paris nouveau, le quartier des affaires, des grands magasins et des joailliers, s'étendant vers l'ouest. Il aura pourtant fallu des circonstances très particulières, en réalité deux désastres pour que ce nouvel opéra voit le jour : d'une part l'attentat de Felice Orsini dirigé contre l'Empereur devant l'Opéra de l'époque, situé rue Le Peletier, en 1858, qui fit huit morts et 156 blessés, mais dont Napoléon III et son épouse Eugénie sortirent indemnes, a incité l'Emepereur à vouloir la construction d'un opéra plus sécurisé, et d'autre part, après la défaite de 1870 face à la Prusse, alors que les travaux sont arrêtés pendant trois ans, l'incendie soudain, et fort heureusement de nuit, de l'Opéra de la rue Le Peletier, pour que la IIIe République décide de terminer l'Opéra du Second Empire, seule solution pour que Paris puisse rapidement se pourvoir d'une nouvelle salle d'opéra.

Après l'attentat d'Orsini, un concours est donc très vite organisé, avec des instructions précises, dont la principale est la sécurité de l'Empereur. De nombreux architectes soumettent leurs projets, mais de façon strictement anonyme. Et contre toute attente, tous les architectes de renom sont progressivement éliminés, dont certains dès le premier tour, tel qu'Eugène Viollet-le-Duc.
Le gagnant du concours est un jeune architecte d'à peine 35 ans et quasi inconnu. Il n'a encore presque rien réalisé, mais il a quand même obtenu le Prix de Rome, ce qui lui vaut un séjour de pratiquement cinq ans à l'Académie de France à Rome, à la Villa Médicis, d'où il peut parfaire sa connaissance de l'art et de l'architecture de l'Antiquité, mais aussi de la Renaissance. Il s'y lie également avec tout un groupe de compatriotes excellant dans des arts divers, architecture comme lui, mais aussi peinture et sculpture. Ces cinq années passées à Rome auront une influence importante sur la suite de la carrière de Charles Garnier. 

La suite, nous allons la découvrir dans le documentaire ci-dessous. J'y ai ajouté les titres des oeuvres musicales entendues en fond des commentaires, la plupart du temps des musiques d'ouvertures d'opéras. Les oeuvres graphiques illustrant les propos sont également numérotées, et sont détaillées dans un document pdf en lien sous le documentaire. Si vous préférez ne pas être dérangés par ces informations, vous pouvez désactiver l'une d'entre elles ou les deux en modifiant le choix des sous-titres.

Un Opéra pour un Empire

Film de Patrick Cabouat - France (2020)

un opera pour un empire

Les oeuvres graphiques illustrant le film

Les photos de Louis Émile Durandelle du chantier de l'Opéra

La signature de Charles Garnier sur le plafond de la rotonde des abonnés

Dossier de presse de l'exposition organisée du 15 octobre 2025 au 15 février 2026 au Musée de l'Opéra

Andrew Lloyd Webber's Musical "Phantom of the Opera" - 25 years - Royal Albert Hall, 2 October 2011

The Phantom of the Opera, film de Rupert Julian (1925) adapté du roman de Gaston Leroux

The Phantom of the Opera, film de Joel Schumacher (2004) tiré de la comédie musicale d'Andrew Lloyd Webber

Le roman de Gaston Leroux (texte intégral)

Voir aussi

L'Opéra de Paris fête ses 350 ans en 2019


 

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Mis à jour : 23 juin 2026

Why Starmer failed

Rachel Sylvester
The Observer

keir starmer

 

Keir Starmer did not accept £5m from a foreign-based crypto billionaire like Nigel Farage, or hold parties in Downing Street in breach of lockdown rules like Boris Johnson, or crash the economy like Liz Truss. The outgoing prime minister is neither corrupt, compromised nor crazy. The deep public hostility to him is hard to explain – and in many ways unfair – but leadership is like an X-ray of the soul and Starmer’s political fractures were exposed from the start. 

Some point to the winter fuel allowance cut as the “original sin”; others highlight the botched welfare reforms or the decision to accept free glasses. MPs criticise Starmer’s failure to “tell a story”, highlight his lack of charisma, or say he has been a terrible judge of character in making appointments. His supporters suggest that he fell foul of the anti-incumbency mood that is sweeping the world. 

I think the real problem was more profound. Starmer could never properly explain why he wanted to be prime minister. In fact it was always unclear whether he really knew himself. There was no “irreducible core” to his premiership, no governing project around which everyone could unite. That meant Whitehall did not know what it was supposed to deliver and the voters could not see the point of his government. It left the prime minister swerving all over the place, nicknamed the “ditherer-in-chief” by exasperated officials.

Despite a belated radicalism that saw the government announcing a ban on social media for under-16s and promising to get closer to Europe, Starmer too often seemed to have his foot on the brake when the electorate wanted the country to accelerate towards change. His government was defined by incrementalism because it did not dare to press ahead with transformatory change in so many areas, from welfare reform to social care, education or digital ID. There was plenty of analysis about the past but no prospectus for the future. The prime minister failed to provide the optimism people crave.

One explanation for these flaws is political. Starmer is a liberal north London lawyer, on the soft left of the Labour Party, but he suppressed those instincts because he thought he had to woo rightwing Reform voters. He hated politics so he subcontracted it all to strategists like Morgan McSweeney who gave him a harder edge on immigration, the environment and Europe. As a result, Starmer found himself pretending to be something he was not. He read out a speech suggesting that Britain was turning into an “island of strangers”. He never believed it but he thought it was what he had to say to win. It meant he came across as inauthentic – he was inauthentic – and there is nothing the voters hate more.

At the same time, the prime minister was nervous of championing the two things that did drive him on in politics – the desire to ensure that every child fulfils their potential and a support for human rights and international law. His advisers told him they were not popular or relevant. When I asked him directly last year why he wanted to be prime minister, he said it was to turn around the lives of young people who had been “collateral damage” for the failure of past governments. But within days, Downing Street was declaring that the cost of living was his only priority. Starmer struggled to make decisions because he did not trust his gut and his advisers were only interested in political strategy rather than policy ideas. 

McSweeney once patronisingly compared the prime minister – his boss – to the driver of the driverless Docklands Light Railway. Starmer might have done better if he had had the courage to follow his own convictions. He appointed Peter Mandelson as ambassador to Washington, against his better judgement, because he was told it was the politically smart thing to do. It turned out to be a disaster. Starmer then blamed everyone around him when things went wrong, brutally throwing good people under the bus, instead of taking responsibility.  

There may also be a more psychological explanation for the prime minister’s failure to cut through. Politics is an emotional as much as an intellectual endeavour and Starmer was unable to form that connection with the voters. His own personal story is one of triumphing against the odds. He was the first in his family to go to university and as a child he spent many days sitting beside his mother’s hospital bed. 

It is a powerful narrative but those who know him best believe he struggled to tap into the emotional potential of that personal experience because he felt guilty that he had “succeeded” in the eyes of society while his siblings had a difficult time. His father always told him he was no better than them and he learned early on to suppress his emotions. His tearful promise at the end of his resignation speech to be the best husband and father was a rare glimpse of the sort of humanity the electorate now demands from its leaders. But it was too late.

As he stood behind the podium outside the door of No 10, Starmer listed his achievements. He had turned around a Labour Party that was “politically, financially and morally bankrupt” then won a landslide general election victory. He had ushered in a stronger economy and improvements on NHS waiting lists, infrastructure, workers rights and immigration. He accepted “with good grace” that his time was up but he insisted that his successor “will inherit a Britain that is far stronger and fairer than the one I inherited two years ago.” 

Andy Burnham will walk up Downing Street next month promising a new era of “hope”. The voters in Makerfield warmed to his human touch and his positivity but he will be facing all the same dilemmas and trade offs as Starmer. One former cabinet minister says: “We can’t have a repeat of a Labour prime minister walking in through the door of No 10 without an agenda or a plan, that’s what happened last time with Keir and it would be fatal for the Labour Party and frankly a dreadful outcome for the country.” 

The last few months have shown that politics is more febrile than ever. Events seem to be playing out at double speed at Westminster and beyond. Burnham will not have long to prove himself. The moment he moves into No 10 he will be transformed from insurgent to incumbent. Hope will rapidly turn to disappointment if he does not deliver genuine and tangible change.

 


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Mis à jour : 30 mai 2026
edgar morin fb
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